Le projet Gouv'airnance

Contexte

La situation actuelle…


TripoliLes territoires partenaires connaissent aujourd’hui un problème similaire, celui de la pollution atmosphérique et d’une forte augmentation des émissions moyennes de polluants portant atteinte à l’environnement et à la santé humaine : ozone, particules fines, benzène, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, dioxyde d’azote…
Ce phénomène s’explique par la concomitance de plusieurs processus : d’une part, une croissance urbaine forte, notamment au Liban et en Jordanie et une concentration des activités économiques autour des pôles métropolitains qui ont entraîné une multiplication des sources d’émissions de polluants atmosphériques : le trafic routier sous toutes ses formes (transports collectifs, transports de marchandises mais surtout voitures individuelles) ; émissions industrielles ; chauffage… Le climat méditerranéen constitue également un facteur aggravant : faibles précipitations, températures élevées, brises côtières estivales (peu dispersives pour la pollution atmosphérique), fort rayonnement UV associé à fort ensoleillement, émissions anthropiques côtières sont autant de conditions propices  à la pollution photochimique et particulaire.

… et ses conséquences


valencia smogLa pollution atmosphérique a des conséquences environnementales et surtout sanitaires directes. En 1997, l’Organisation Mondiale de la Santé estimait que la pollution atmosphérique faisait 400 000 victimes dans le monde chaque année . On observe ainsi partout une augmentation des pathologies respiratoires. La pollution atmosphérique constitue également un facteur aggravant de réchauffement climatique sur lequel les plus grands scientifiques s’accordent aujourd’hui pour imputer la cause aux émissions de gaz à effet de serre provenant de l’activité humaine. Le développement des processus photochimiques, dont l’indicateur principal est l’ozone, est particulièrement important autour de la Méditerranée, en lien notamment avec l’ensoleillement généreux.
Dans l’ensemble des pays méditerranéens, les pouvoirs publics n’ont pas réussi à pallier l’absence de gestion intégrée de la qualité de l’air, c’est-à-dire articulant celle-ci aux autres grands enjeux de la gouvernance urbaine : énergie, transports, climat. Ce problème de gouvernance renvoie également à un manque de sensibilisation à la question de la qualité de l’air au sein des populations des territoires concernés mais également au sein des exécutifs locaux et des responsables nationaux.